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LES FORTIFS


15- Les vestiges

Création site internet : www.laurentbaziller-graphiste.fr

Le bastion n° 1 étouffé dans l’échangeur de la porte de Bercy

Quelques vestiges de l’enceinte restent visibles


Outre la rue militaire qui est devenue les boulevards des Maréchaux, quelques vestiges des fortifications susistent encore aujourd’hui. Certains ne sont pas visibles comme cette base de l’escarpe nord du bastion n° 54 mis à jour dans le poste de transformation souterrain Foch, boulevard de l’Amiral Bruix. D'autres, comme la rue du Général Humbert, dans le XIVe n'apparaissent que sous la forme d'une rue en épousant parfaitement le tracé de l’ancien bastion n° 76.

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La poterne des Peupliers, hier et aujourd’hui

Signalisation au dessus de l’ancien lit de la Bièvre, 5 rue Monge (Ve)

Signalisation au dessus de l’ancien lit de la Bièvre, 5 rue Monge (Ve)

Canalisation à travers les fortifications

Canalisation à travers les fortifications

- La poterne des Peupliers et la poterne d’eau de la Bièvre vive, aujourd’hui tronçon du collecteur Pascal (égout). Un bras de la Bièvre entrait dans Paris avant sa canalisation à travers les fortifications et jusqu’à la Seine.

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Flanc du bastion n° 28 porte de la Villette, aujourd’hui

- Flanc du bastion n° 28 porte de la Villette, aujourd’hui.

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Une pierre datée de 1842, du bastion n° 82 dans les jardins de la fondation Deutsch de la Meurthe

- Une pierre du bastion n° 82 dans les jardins de la fondation Deutsch de la Meurthe.

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Le bastion n° 1, porte de Bercy, hier et aujourd’hui
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Le bastion n° 1, porte de Bercy, vue depuis la pente au-dessous du boulevard Poniatowski

- Le bastion n° 1, actuellement situé rue Robert-Etlin à côté de l’échangeur de la porte de Bercy est inscrit monument historique depuis le 21 mai 1970. Est visible aussi la courtine entre les bastions n° 1 et n° 2 (sur le terrain d'un groupe international de transport et logistique) ainsi que la courtine entre les bastions n° 2 et n° 3 (à cheval sur ce même terrain et le passage du chemin de fer de Paris à Lyon). Un peu plus loin, le long du cimetière Valmy, subsiste le tunnel ferroviaire, ouvrage spécial de franchissement des fortifications.

Poste-caserne du bastion n° 14, XXe

Poste-caserne du bastion n° 14, boulevard Davout, XXe, 1920

Poste-caserne du bastion n° 14, XXe

Poste-caserne du bastion n° 14, boulevard Davout, XXe, aujourd’hui

Poste-caserne du bastion n° 17, XIXe

Poste-caserne du bastion n° 17, boulevard Mortier, XIXe, 1920

Postes-caserne du bastion n° 17, XIXe

Postes-caserne du bastion n° 17, boulevard Mortier, XIXe, aujourd’hui

Poste-caserne du bastion n° 11, boulevard Lefebvre, XVe, 1920

Poste-caserne du bastion n° 11, boulevard Lefebvre, XVe, 1920

Poste-caserne du bastion n° 11, boulevard Lefebvre, XVe, 1920

Postes-caserne du bastion n° 11, boulevard Lefebvre, XVe, aujourd’hui

- Les postes-caserne des bastions nos 11, 14 et 17).

Chalet néogothique du garde porte d’Auteuil, octroi de Boulogne, XVIe, 1891

Chalet néogothique du garde porte d’Auteuil, octroi de Boulogne, XVIe, 1891

Chalet du garde porte d’Auteuil, octroi de Boulogne, XVIe, 1891

Chalet du garde porte d’Auteuil, octroi de Boulogne, XVIe, aujourd’hui

- Chalet du garde porte d’Auteuil, octroi de Boulogne, XVIe, 1891.

Caserne d’octroi, porte d’Arcueil et l’aqueduc de La Vanne, E. Atget, 1923

Caserne d’octroi, porte d’Arcueil et l’aqueduc de La Vanne, E. Atget, 1923

Caserne d’octroi, porte d’Arcueil91

Caserne d’octroi, porte d’Arcueil, aujourd’hui

- Caserne d’octroi, porte d’Arcueil, XIVe.

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Parement extérieur du Bastion n° 45, Jardin Claire Motte, rue Albert Roussel, (XVIIe)

- Le bastion n° 45 (parement extérieur) dans le jardin Claire-Motte, rue Albert-Roussel (XVIIe). Il a simplement été remblayé à mi-hauteur lors du démantèlement de l’enceinte de 1840. Il n’a donc jamais totalement disparu et a d’ailleurs longtemps préservé une zone qualifiée par divers auteurs de « cour des Miracles ». Il a servi de mur de soutènement aux magasins des décors de l’Opéra Comique, et se trouve au cœur de l’îlot confié à Christian de Portzamparc, à la limite entre le boulevard Malesherbes et le boulevard périphérique. Ce vestige propose un passé à ces terrains nouvellement aménagés en dégageant des fondations sur près de quatre mètres, et en laissant apparaître dans le revêtement de sol les contreforts maçonnés qui scandent l’arrière du bastion.

Le bastion n° 44 et les ateliers Berthier

Le bastion n° 44 et les ateliers Berthier

Transport d'un rideau de fond des magasins des décors de l’Opéra, boulevard Berthier, à l’Opéra de Paris, 1905

Transport d’un rideau de fond des magasins des décors de l’Opéra, boulevard Berthier, à l’Opéra de Paris, 1905

- Le bastion n° 44 derrière les ateliers Berthier (ex entrepôt de décors de spectacle construit en 1895 par Charles Garnier pour l’Opéra de Paris) la salle des Ateliers Berthier, située boulevard Berthier (XVIIe), a été transformée en salle provisoire à l’Odéon en 2003. Ce long mur remblayé à mi-hauteur était visible autrefois du train qui passe à proximité. C’est ainsi que j’ai découvert les fortifications !

Contreforts à la hauteur du Bastion n° 25

Contreforts à la hauteur du Bastion n° 25

Courtine à la hauteur du Bastion n° 26

Courtine à la hauteur du Bastion n° 26

- Contreforts, parement et fondation du mur et de la courtine reliant les bastions nos 25 et 26, avenue Jean-Jaurès (XIXe). Les vestiges mis au jour ont confirmé la présence de la face septentrionale du bastion identifié comme le n° 25, de la courtine le reliant au bastion n° 26, et des contreforts qui les scandent à l’arrière côté ville. La totalité du terre-plein défensif a disparu et la muraille apparaît conservée sur 4 mètres de hauteur (sur un total de 10). Il a pu être constaté que les travaux de démolition du rempart se sont bornés à retirer une hauteur de maçonnerie suffisante pour araser le terre-plein. Le reste du dispositif observable est limité au fossé. Pour la première fois, l’agencement de la base de la muraille a pu être étudié.

Porte de Montempoivre (XIIe), Emmanuel Marie-Joseph Léon Pottier, 1902

Porte de Montempoivre (XIIe), Emmanuel Marie-Joseph Léon Pottier, 1902

Porte de Montempoivre (XIIe), aujourd’hui par la coulée verte René Dumont

Porte de Montempoivre (XIIe), aujourd’hui par la coulée verte René Dumont

- Poterne de Montempoivre entre les bastions nos 7 et 8. Cette petite porte permettait le passage de la ligne de Petite Ceinture mise en service en 1863. Ce passage du chemin de fer de Vincennes a laissé place à la coulée verte René Dumont en tranchée d’où l’on peut encore admirer les tunnels, par lesquels sortaient les trains de Paris à travers les fortifications sous le boulevard Soult, pour déboucher sur Saint-Mandé.

Pont sur le canal Saint-Denis, près des fortifications, en direction du Nord, XIXe arrondissement, Augustin-Hippolyte Collard, entre 1866 et 1878

Pont sur le canal Saint-Denis, près des fortifications, en direction du Nord, XIXe arrondissement, Augustin-Hippolyte Collard, entre 1866 et 1878, Musée Carnavalet

Canal Saint-Denis, quai de l'Allier, aujourd’hui

Canal Saint-Denis, quai de l'Allier, aujourd’hui

- Les deux courtines des quais de la Charente et de la Gironde le long du canal Saint-Denis sous le boulevard Macdonald permettant le passage fluivial à travers les fortifications.

Cultiver la mémoire…


Cultiver la mémoire, rechercher la moindre trace de ces enceintes nous permet de montrer notre attachement à ces ouvrages défensifs (et fiscaux) que l’on voudrait protéger et mettre en valeur. À l’heure du Grand Paris, où les limites de la ville sont remises en question, devra-t-on également préserver le boulevard périphérique appelé à son tour à devenir un marqueur historique de l’emprise de la ville ?

Construction du chemin de fer métropolitain municipal, traversée du fossé de la fortification au sommet de la boucle extérieur de la Porte de Clignancourt, vers Paris, 1906

Construction du chemin de fer métropolitain municipal, traversée du fossé de la fortification au sommet de la boucle extérieur de la Porte de Clignancourt, vers Paris, 1906

Une vue artistique du périphérique parisien

Une vue artistique du périphérique parisien

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Solar Wind s’annonce comme une des plus importantes œuvres en commande publique à l’échelle du Grand Paris, à proximité du périphérique (XIIIe arrondissement). De l'artiste Laurent Grasso © Hugo Hébrard